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Expérimentation scientifique : le collège fermé les jours de pluie ?


Chacun le sait, le manque de lumière a des effets nocifs sur notre organisme. Pendant les longues périodes de mauvais temps, comme celles que nous avons vécues ces dernières semaines, élèves et professeurs se sentent moroses et abattus, voire déprimés ou sont au contraire irritables et énervés ; l’attention devient fugace, la mémorisation aléatoire, le moral est au plus bas, le climat et la réussite scolaires s’en ressentent.
Bref, ça ne va pas ! Mais alors, pas du tout ! Du tout, du tout ! Flagada, raplapla !

"Les saisons, avec leurs variations de lumière et de température, ont un impact sur le corps humain. Les changements météorologiques ont ce même effet et certaines personnes sont plus sensibles que d’autres", explique Hervé Montès, psychiatre et président de l’Association française de thérapie comportementale et cognitive (AFTCC).

L’impact sur la réussite des élèves est donc, par hypothèse, probablement certain.
C’est incontestable. Mais cela reste prouver...

Le ministère a donc décidé d’expérimenter à terme un calendrier scolaire météoflexible.

Quand la réforme sera mise en oeuvre, il y aura cours ou pas, ça dépendra des jours, selon la météo. Les collèges seront ouverts les jours de beau temps, mais probablement fermés les jours de pluie.

Le ministre qui souhaite éviter toute précipitation en la matière a nommé un Comité scientifique d’évaluation, présidé par le professeur Vlaki Rdrach, un célèbre scientifique, autrefois secrétaire perpétuel par intérim de l’académie des sciences de Molvanie Septentrionale, aujourd’hui directeur du Conseil scientifique du Comité européen de pychométéorologie appliquée.

Les caractéristiques pluviométriques du climat normand ont tout naturellement conduit l’académie de Caen à se porter volontaire pour qu’y soient réalisées les études préalables.

En quoi le Collège Emile Zola est-il concerné ?


Le Docteur Vlaki Rdrach (photo ci-contre) explique : "Le collège de Giberville est globalement situé plus haut que la Basse plaine de Caen. Même en cas de marée haute, son altitude reste pourtant assez notable, c’est également le cas quand le ciel est bas et lourd come un couvercle de pot de tripes à la mode Caen. C’est bien évidemment en raison de ces conditions fréquemment exceptionnelles que nous avons souhaité associer le Collège Emile Zola à notre travail, c’était pour nous une sorte d’évidence potentielle ; en plus, j’adore Zola, c’est un excellent musicien, sa deux-cent-quarante-septième symphonie pour cuivres seuls et piano est un chef d’oeuvre".
"Les études sont formelles, poursuit le scientifique, il pleut à Giberville plus ou moins davantage qu’à Colombelles par exemple, ce qui réduit potentiellement l’accroissement tendanciel progressif des effets diminutifs corrélés : pour cette raison le concours du Collège Emile Zola nous était aussi indispensable que confusément inutile : sans lui, comment valider nos hypothèses axiomatiques épistémologiques. Je remercie son Conseil d’administration et toute la communauté éducative de son engagement à nos côtés".

Les propos du Professeur peuvent certes être encore un peu obscurs à tous ceux qui n’ont pas obtenu la moyenne au dernier contrôle de sciences physiques, plus encore à ceux qui ne font pas de latin, ou pas assez.

En clair voilà comment les choses vont se passer.

Le Professeur Vlaki Rdrach nous éclaire :

Trois situations typiques peuvent se produire ou, pour mieux dire, se reproduire par réitération répétitive, éventuellement compulsive, on parlera d’occurrences événementielles (Notons que, dans ce cas on utilisera toujours un pluriel que les grammairiens disent systématique ou consubstantiel : si un événement se reproduit, alors, ils sont deux au moins, du coup, d’où le pluriel, c’est obligé ; avec un « s », jamais d’« x », malheureux !).

Trois occurrences discriminantes possibles, donc :

1. Il peut faire beau, c’est rare mais ça arrive.
Dans ce cas les cours se déroulent normalement et nous formulons l’hypothèse que tous les élèves obtiendront une note supérieure à la moyenne pondérée [1].

2. Il peut pleuvoir. C’est le plus probable.
Dans ce cas, les cours se déroulent tout aussi normalement mais, si le mauvais temps a finalement duré toute la journée, le Principal, après avis du Conseil Pédagogique, du Conseil de la Vie Collégienne, de la Commission Permanente, du Conseil d’Administration, pourra proposer au Recteur d’annuler la journée écoulée. Dans ce cas, les professeurs et les élèves, s’il fait beau le lendemain, refont les mêmes cours et les mêmes contrôles, exactement la même chose, comme dans le film Un jour sans fin. Dans le cas contraire, par exception, on verra.

3. Ou bien encore, car on est en Normandie, le temps peut-être "so so". [2]
Donc, en cas de pluie pas très humide ou de soleil sombre, on ne sait encore ce qu’on fera. Il est probable qu’une circulaire ministérielle apportera tous les éclaircissements nécessaires.

Si ce n’était pas le cas, c’est au Principal que reviendrait finalement la décision et on sait que celui-là n’est pas homme à noyer le poisson... d’avril.


Notes

[1La moyenne moyenne pondérée se calcule en fonction de la note effectivement obtenue par l’élève à laquelle on ajoute ou retranche, ça dépend, l’indice thermique différentiel obtenu par comparaison de la température mesurée ou estimée avec les données habituelles de d’habitude quand il pleut.

[2Soso : Il s’agit là d’une expression ramenée d’Angleterre par le grand Guillaune dit The Conqueror (1,78 m ! C’est beaucoup pour l’époque, surtout comparé à sa femme, la petite Mathilde (1,52 m) mais pourtant beaucoup moins que Richard Coeur de Lion, qui taillait quand même 1,96 m (soit 4 centimètres de plus que Stromae). Richard est l’arrirère-arrière-PETIT-fils de Guillaume mais il est plus grand que lui, la preuve qu’il faut toujours se méfier des Anglais ; d’autant que ça n’explique rien pour Stromae, qui, lui, est belge. Va comprendre....
"So so" signifie "oui mais non" ou "c’est selon" ou "on ne peut pas vraiment dire" ou "couci-couça".

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